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LE DÉCÈS DE KRYSTYNA RUDKO

Honorables sénateurs,

Je prends la parole aujourd’hui pour annoncer que Krystyna Rudko, ma conseillère en politiques, est décédée mercredi dernier, après une brève maladie. Krys n’était pas égocentrique,, elle était dévouée aux autres. Elle s’occupait des autres, mais pas d’elle-même. Sa mort fut un choc, une surprise et un coup terrible.

J’ai fait la connaissance de Krystyna au quartier général du Parti conservateur du Canada en 2008 alors qu’elle occupait le poste de coordonnatrice exécutive. Voici ce qu’a déclaré un de ses collègues:  « Grâce à Krys, le chaos est devenu chose du passé; elle a pris les choses en main et a tout organisé. »

 Je présidais le congrès d’orientation du Parti conservateur à Winnipeg et nous avons collaboré pendant la durée de cet événement. Lorsque le premier ministre Harper m’a nommée au

Sénat en 2008, je ne connaissais rien à la Chambre rouge ou au Parlement, mais je me rappelais avoir travaillé avec cette femme merveilleuse, dynamique, compétente et souriante au congrès d’orientation.

Krystyna nous a rapidement installées dans l’édifice de l’Est. Elle a organisé, sans effort, le déménagement des meubles, l’installation des tableaux, l’embauche d’un collaborateur additionnel et m’aidée, d’une main de fer dans un gant de velours, à comprendre les subtilités de mon nouveau travail de sénateur conservateur. Comme Krys ne parlait jamais d’elle, je ne me suis pas rendu compte de la chance que j’avais de pouvoir compter sur cette femme surqualifiée et très instruite pour organiser ma vie sur la Colline du Parlement.  Comme je l’ai dit plus tôt, Krys n’était pas égocentrique, elle était dévouée aux autres.

Ce n’est que plus tard que j’ai appris que Krys avait travaillé pendant 20 ans dans le domaine de l’analyse démographique et l’analyse des tendances, qu’elle avait dirigé des projets pour le Fonds des Nations Unies pour la population, le Département de la coopération technique pour le développement des Nations Unies, USAID et le bureau municipal des statistiques de Shanghai. Elle avait également été chargée de cours dans plusieurs institutions prestigieuses, comme l’Université Queen’s, l’Université de Chicago et le Centre canadien de gestion.

À l’époque où elle faisait carrière dans la fonction publique canadienne, elle a occupé divers postes liés à la gestion et aux politiques sociales à Santé Canada. C’est là qu’elle a appris comment se construisaient les politiques et qu’elle s’est familiarisée avec les rouages du processus législatif, ce dont j’ai énormément profité.

Dans notre bureau, il y avait deux énormes fauteuils devant son pupitre. Ils étaient presque toujours occupés, tantôt par quelqu’un qui avait besoin de conseils ou de réconfort, quand ce n’était pas des deux, tantôt par quelqu’un qui avait besoin d’elle pour une recherche ou qui venait simplement lui rendre visite.   Je la taquinais souvent en lui disant qu’elle était la reine de l’édifice de l’Est, mais tous ceux qui la connaissaient vous diraient que ce n’était pas lois de la vérité.

Krys était une femme de passion qui avait un fort esprit de parti, mais c’était aussi une femme amusante, immensément gentille et fort intelligente. Je peux assurer à sa mère, Marie, que nous pleurerons son départ et qu’elle manquera cruellement à tous ceux qui ont eu le privilège de la connaître et de travailler avec elle.

Krystyna, puisses-tu trouver refuge à jamais dans la maison du Seigneur. Repose en paix.