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Le Nouveau Parti démocratique

Honorables sénateurs, avant qu'un parlementaire soit invité à prendre place dans son fauteuil, le député ou le sénateur doit faire une affirmation solennelle d'allégeance et de fidélité au Canada. En d'autres termes, nous devons tous promettre de défendre les intérêts de ce pays. Briser le serment d'allégeance constitue une infraction grave.

Le mandat des parlementaires des deux Chambres du Parlement est de débattre, d'innover et d'agir dans l'intérêt du Canada et de tous les Canadiens. Les critiques constructives, ainsi que les propositions de solutions et d'orientations viables, font partie de ce mandat. En fait, c'est notre obligation et notre responsabilité de les formuler.

Toutefois, le chef de l'opposition officielle de Sa Majesté ne cesse de montrer une propension déconcertante à faire passer les intérêts d'un petit groupe d'activistes avant ceux des Canadiens ordinaires. Qu'il s'agisse d'un appel à un moratoire sur la mise en valeur des sables pétrolifères ou de tentatives de monter une région du pays contre l'autre, Thomas Mulcair et ses néo-démocrates sont devenus une grave menace pour l'économie du pays, la création d'emplois et l'unité même du Canada.

L'opération médiatique très publicisée, très antiemplois et très anticanadienne menée contre nos ressources énergétiques à Washington par les députés néo-démocrates Megan Leslie et Claude Gravelle a dépassé les bornes. Le NPD est tout à fait disposé à sacrifier les intérêts du Canada et plus de 700 000 emplois partout au pays, sans compter quelque 65 milliards de dollars en revenus estimés. Le NPD fait manifestement passer les intérêts de groupes d'intérêts spéciaux avant ceux de ses propres membres et du pays. Sinon, comment pourrait-on justifier cette attitude méprisante et frôlant la trahison de Leslie et Gravelle, ou encore la plus récente sortie du chef du NPD contre les sables pétrolifères, les accusant d'être la source de tous les maux et les qualifiant même de « syndrome hollandais » du Canada? Il s'agit manifestement de la suite d'une diatribe de 700 mots parue dans le numéro de mars 2012 de Options politiques, dans laquelle il parlait de sables bitumineux et de pétrole sale et où il présentait un système de plafonnement et d'échange comme solution.

Pourquoi le NPD règle-t-il tous les problèmes en les anéantissant à coups de taxes? On peut seulement en conclure que le NPD s'oppose à la création d'emplois et qu'il s'en prend au Canada avec une ardeur et une régularité alarmantes. Après tout, les sables pétrolifères représentent des revenus éventuels de milliards de dollars qui pourraient servir à améliorer les programmes sociaux des gouvernements provinciaux et fédéral, ainsi que des administrations municipales. N'est-ce pas là le groupe qui a précipité la naissance d'une idéologie, le principe selon lequel il faut protéger le col bleu de l'injustice, et le syndiqué plutôt que le patron du syndicat? Pourtant, cette nouvelle équipe à Ottawa fait tout ce qu'elle peut pour anéantir les sources de revenus de ses camarades syndiqués. Elle trahit ses partisans et leur pays, ce qui constitue une tendance dangereuse.

Il faut dénoncer cette philosophie. Ces incessants et malsains propos anticanadiens peuvent causer de lourds dommages. Ils minent notre réputation et le respect dont nous bénéficions à l'étranger.

Honorables sénateurs, combien de fois les législateurs étrangers viennent-ils ici dans le seul but de dénigrer leur gouvernement, de nuire à leur économie et de dévaloriser leur pays sur la scène internationale? Très rarement, à mon avis.

Nous pouvons au moins compter sur une chose. Le gouvernement continuera de faire valoir les intérêts du Canada et de promouvoir l'exploitation des sables pétrolifères comme une source d'énergie stable, sûre et éthique pour la planète.