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La nutrition

Honorables sénateurs, l'intervention du gouvernement dans les choix nutritionnels et alimentaires personnels fait l'objet de débats animés depuis des années. Je m'oppose totalement au fait que le gouvernement dicte à la population ce qu'elle doit manger. Il incombe aux Canadiens de faire leurs propres choix en matière d'alimentation et de se familiariser avec les conséquences de ces choix sur leur santé.

Plutôt que d'imposer des règlements, le gouvernement travaille de très près avec l'industrie de l'alimentation et des boissons afin qu'elle réduise volontairement les additifs, comme les gras trans, le sel et le sucre. Pour aider les consommateurs à faire des choix informés en matière d'alimentation, en 2007, le gouvernement a rendu obligatoire l'étiquetage nutritionnel sur la plupart des produits alimentaires préemballés et il est allé encore plus loin en encourageant les Canadiens à adopter un mode de vie plus sain.

À l'heure actuelle, le site web de Santé Canada ne se contente pas de présenter le Guide alimentaire canadien. On peut y trouver les ingrédients détaillés de la plupart des aliments, y compris les aliments prêts à manger et les aliments préparés de marques connues. Il est extrêmement simple de déterminer les niveaux de gras, de sel et de sucre et le nombre de calories. Il est possible de consulter des guides sur l'apport en calories quotidien, ainsi que sur la taille des portions. Le site web contient des outils interactifs conviviaux pour aider les Canadiens à calculer les données nutritionnelles, à concevoir des menus et à suivre leur consommation.

L'industrie a fait la même chose. Presque tous les restaurants-minute publient des tableaux nutritionnels sur leurs sites web au sujet des choix de menus qu'ils offrent. Dans les supermarchés, il est possible de trouver de nombreux produits qui présentent des teneurs réduites en matières grasses, en sodium, en sucre et en calories. Toutefois, il reste un sujet tabou, à savoir la taille des portions, ce que tout le monde peut contrôler.

Des chercheurs de l'hôpital St. Michael's de Toronto ont récemment passé en revue 40 études visant à déterminer si le sucre est l'une des causes de l'épidémie d'obésité. Ils ont découvert que le sucre n'avait aucune incidence sur le poids comparativement à des régimes alimentaires se composant du même nombre de calories provenant d'autres hydrates de carbone. Alors, quel est donc le coupable? Surprise, surprise! Revenons au sujet tabou. C'est la taille des portions. C'est aussi simple que le nombre de calories que nous absorbons. Le coupable, c'est la surconsommation.

Une portion de salade représente une petite assiette et non un immense bol couvert de vinaigrette et de garnitures dégoulinantes de gras. Une portion de protéines équivaut à quatre onces — pas un steak de 12 onces, un demi-poulet ou un triple burger avec fromage et bacon. La pomme de terre n'est pas mauvaise pour la santé, mais, lorsqu'elle pèse autant qu'une courge, cela pose problème, et je ne parle pas de ces gigantesques muffins, qui contiennent probablement autant de calories que deux repas complets et l'équivalent de l'apport quotidien recommandé de sucre, de lipides et de glucides. Vous voyez ce que je veux dire.

Publicités, sites web, articles sur la santé, livres, revues : partout on nous rappelle les effets nocifs d'une mauvaise nutrition, des portions format géant et du manque d'exercice. Je conviens que le gouvernement devrait sensibiliser, conseiller et fournir des outils pratiques, mais il ne devrait jamais assumer la responsabilité des comportements. Les Canadiens doivent prendre leur vie en main lorsqu'il s'agit de leur santé et de celle des membres de leur famille.