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L'ours blanc

Honorables sénateurs, je vais citer un passage d'une émission de télévision fort populaire des années 1980, Picture It. L'Europe, au XIXe siècle : les rues de toutes les grandes capitales européennes fourmillent d'adeptes de la mode. Et que portent-ils? Eh bien, quel fanatique de la mode qui se respecte sortirait en public sans son chapeau de fourrure?

Les chapeaux de fourrure étaient jadis la grande tendance. Les castors du Canada en ont subi les conséquences. Lorsque l'engouement pour la fourrure est né, on estimait à six millions le nombre de castors au Canada et, au milieu des années 1900, alors que les créateurs de tendances volages ont abandonné la fourrure au profit de la soie, le castor du Canada était en voie de disparaître.

Depuis lors, le castor a peu à peu regagné du terrain, et on le compte aujourd'hui par millions. Cela ne fait pas l'affaire de tous. En effet, plusieurs accusent ce rongeur aux dents anormalement tranchantes de faire des ravages sur les terres agricoles et les routes, dans les lacs et les ruisseaux, ainsi que sur les arbres, y compris sur mon ponton chaque été. Pourtant, le tyran à grandes dents a reçu le plus grand honneur jamais accordé à un rongeur.

Le 24 mars 1975, le castor est devenu l'emblème officiel du Canada. Sans vouloir dire du mal de notre sympathique rongeur, je crois qu'il est peut-être temps de faire un changement. En effet, honorables sénateurs, à mon avis, il est grand temps que le castor cède sa place en tant qu'emblème du Canada ou, à tout le moins, qu'il partage cet honneur avec le majestueux ours blanc.

L'ours blanc est le plus gros carnivore terrestre de la planète; il n'y a pas d'animal plus magnifique au Canada. L'ours blanc règne sur l'Arctique depuis des millénaires. Il joue encore aujourd'hui un rôle important dans la vie culturelle, spirituelle et temporelle des peuples autochtones de l'Arctique.

Contrairement aux accusations sans fondement qui circulent, le Canada a un programme exemplaire de gestion de l'ours blanc et est un chef de file mondial à cet égard. Notre approche se caractérise par une cogestion à laquelle participent les groupes autochtones et les pouvoirs publics, ainsi que par un système rigoureux de quotas et d'étiquettes.

Les ours blancs survivent dans un des climats et des territoires les plus inhospitaliers au monde. L'ours blanc doit trouver à se nourrir sur terre et en mer dans un territoire isolé, stérile et recouvert de glace. Il doit aussi trouver où s'abriter dans un climat rigoureux et vivre en solitaire dans un environnement hostile. Le panda géant, pour sa part, passe ses journées à mâchonner des branches de bambou et à se prélasser au soleil.

Certes, j'exagère quelque peu et je montre une certaine irrévérence envers le panda, mais vous devez m'accorder un point. Le panda a un excellent conseiller imagiste qui a transformé une diva décrépite en chouchou adulé par le monde entier. Il est temps que l'ours blanc du Canada livre sérieusement concurrence au panda et à notre vulgaire rongeur.

Les symboles d'un pays ne sont pas immuables et peuvent changer avec le temps, pour peu qu'ils reflètent le caractère et l'esprit du peuple. L'ours blanc, en raison de son courage, de sa force, de son ingéniosité et de sa dignité est le symbole idéal. Je vous invite à vous joindre à moi pour promouvoir l'ours blanc en tant que symbole du Canada pour le XXIe siècle.

Honorables sénateurs, je vais citer un passage d'une émission de télévision fort populaire des années 1980, Picture It. L'Europe, au XIXe siècle : les rues de toutes les grandes capitales européennes fourmillent d'adeptes de la mode. Et que portent-ils? Eh bien, quel fanatique de la mode qui se respecte sortirait en public sans son chapeau de fourrure?

Les chapeaux de fourrure étaient jadis la grande tendance. Les castors du Canada en ont subi les conséquences. Lorsque l'engouement pour la fourrure est né, on estimait à six millions le nombre de castors au Canada et, au milieu des années 1900, alors que les créateurs de tendances volages ont abandonné la fourrure au profit de la soie, le castor du Canada était en voie de disparaître.

Depuis lors, le castor a peu à peu regagné du terrain, et on le compte aujourd'hui par millions. Cela ne fait pas l'affaire de tous. En effet, plusieurs accusent ce rongeur aux dents anormalement tranchantes de faire des ravages sur les terres agricoles et les routes, dans les lacs et les ruisseaux, ainsi que sur les arbres, y compris sur mon ponton chaque été. Pourtant, le tyran à grandes dents a reçu le plus grand honneur jamais accordé à un rongeur.

Le 24 mars 1975, le castor est devenu l'emblème officiel du Canada. Sans vouloir dire du mal de notre sympathique rongeur, je crois qu'il est peut-être temps de faire un changement. En effet, honorables sénateurs, à mon avis, il est grand temps que le castor cède sa place en tant qu'emblème du Canada ou, à tout le moins, qu'il partage cet honneur avec le majestueux ours blanc.

L'ours blanc est le plus gros carnivore terrestre de la planète; il n'y a pas d'animal plus magnifique au Canada. L'ours blanc règne sur l'Arctique depuis des millénaires. Il joue encore aujourd'hui un rôle important dans la vie culturelle, spirituelle et temporelle des peuples autochtones de l'Arctique.

Contrairement aux accusations sans fondement qui circulent, le Canada a un programme exemplaire de gestion de l'ours blanc et est un chef de file mondial à cet égard. Notre approche se caractérise par une cogestion à laquelle participent les groupes autochtones et les pouvoirs publics, ainsi que par un système rigoureux de quotas et d'étiquettes.

Les ours blancs survivent dans un des climats et des territoires les plus inhospitaliers au monde. L'ours blanc doit trouver à se nourrir sur terre et en mer dans un territoire isolé, stérile et recouvert de glace. Il doit aussi trouver où s'abriter dans un climat rigoureux et vivre en solitaire dans un environnement hostile. Le panda géant, pour sa part, passe ses journées à mâchonner des branches de bambou et à se prélasser au soleil.

Certes, j'exagère quelque peu et je montre une certaine irrévérence envers le panda, mais vous devez m'accorder un point. Le panda a un excellent conseiller imagiste qui a transformé une diva décrépite en chouchou adulé par le monde entier. Il est temps que l'ours blanc du Canada livre sérieusement concurrence au panda et à notre vulgaire rongeur.

Les symboles d'un pays ne sont pas immuables et peuvent changer avec le temps, pour peu qu'ils reflètent le caractère et l'esprit du peuple. L'ours blanc, en raison de son courage, de sa force, de son ingéniosité et de sa dignité est le symbole idéal. Je vous invite à vous joindre à moi pour promouvoir l'ours blanc en tant que symbole du Canada pour le XXIe siècle.