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Les sables pétrolifères de l'Alberta: La recherche scientifique

Honorables sénateurs, je prends la parole pour attirer votre attention sur une série d'articles parus récemment dans le Financial Post sous le titre « La 13e semaine annuelle des sciences de pacotille ». Cette série d'articles dénonce les nombreux « scientifiques, ONG, activistes, politiciens, journalistes, médias, hurluberlus et charlatans » qui biaisent les faits, exagèrent les risques et pervertissent la science dans le but de faire mousser leurs idées.

La science, les statistiques et la recherche sont des assises fondamentales de notre économie et de notre société, mais il faut toujours douter de ce qu'on lit. Comme l'homme d'État américain Henry Clay l'a un jour déclaré : « Les statistiques ne remplacent pas le jugement. » La série d'articles illustre très bien ces paroles.

Malheureusement, je n'ai pas le temps de couvrir certains textes intéressants sur les dangers du rouge à lèvres, des canards en caoutchouc et des pommes qui, d'une manière ou d'une autre, sont en train de nous tuer. Cependant, un des thèmes récurrents dans ces textes est le dénigrement constant de nos sables pétrolifères.

Je crois qu'il y a beaucoup plus en jeu ici que de simples faits scientifiques. Dans un article bien présenté, Vivian Krause examine les retombées d'un rapport sur les substances polluantes à proximité de projets d'exploitation des sables pétrolifères. Comme Krause le souligne, cela illustre « comment du mauvais journalisme peut pervertir la science ».

Selon la CBC, « Les sables pétrolifères ajoutent des substances cancérigènes à la rivière Athabasca ».

Le Globe and Mail rapportait que certaines mesures de protection de la vie aquatique excédaient les recommandations des gouvernements provincial et fédéral. Cependant, on ne mentionnait pas qu'aucune norme applicable à la qualité de l'eau potable n'avait été enfreinte. D'ailleurs, le principal auteur de l'étude a déclaré qu'il boirait lui-même l'eau.

Parmi d'autres constatations qui ont été commodément passées sous silence il y avait le fait que, dans certains cas, le niveau de contamination était plus élevé dans des régions situées loin des sites d'exploitation des sables pétrolifères, le fait que, dans bien des endroits, les contaminants étaient à des niveaux indétectables et que les résultats ne contenaient aucune surprise et correspondaient aux données recueillies par l'industrie.

Le petit détail le plus intéressant à avoir été laissé de côté se rapportait au financement de l'étude. La majeure partie des 500 000 $ qu'à coûté l'étude avait été fournis par la Tides Foundation et la Walter and Duncan Gordon Foundation, deux véhéments détracteurs des sables pétrolifères. En fait, la Tides Foundation finance au moins 30 groupes opposés aux sables pétrolifères. En outre, beaucoup d'organisations qui envoient de l'argent à la Tides Foundation le font dans le but explicite de ralentir l'expansion de la mise en valeur du pétrole canadien et la réduction de la demande pour ce produit.

Le projet du pipeline Keystone est un autre projet qui fait l'objet d'attaques constantes, de désinformation et d'allégations exagérées selon lesquelles sa construction entraînerait inévitablement une catastrophe environnementale.

Honorables sénateurs, les connaissances scientifiques sont à la base de notre économie. Or, bon nombre de nos « connaissances scientifiques » d'hier sont aujourd'hui complètement insensées. Il faut toujours faire preuve de rigueur et rester sceptique, surtout lorsque notre bien-être économique est en jeu.