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CBC/Radio-Canada

Honorables sénateurs, j'interviens au sujet d'une question sérieuse qui a attiré l'attention des deux Chambres du Parlement. Je parle de la plainte du directeur des communications du premier ministre au sujet d'une histoire dont on a parlé à Radio-Canada au début de décembre 2010. Honorables sénateurs, 76 jours et huit pages plus tard, nous avons une explication.

Dans son rapport, l'ombudsman de Radio-Canada, Kirk Lapointe, a fait des pieds et des mains pour définir et décortiquer les mots « seem », « semble » et « shelved », « mis sur les tablettes ». Il a finalement conclu que Radio-Canada avait utilisé ces deux mots clés de manière à faire un reportage injuste au sujet des avertissements relatifs à la santé inscrits sur les paquets de cigarettes.

Je tiens à féliciter M. Lapointe d'avoir compris son rôle d'organisme indépendant qui représente le public et étudie les préoccupations sur la qualité journalistique à Radio-Canada.

Les conclusions sont une première pour Radio-Canada. C'est la première fois que nous lisons un tel rapport où le radiodiffuseur national explique franchement la raison d'un reportage et les normes et pratiques journalistiques qui s'y appliquent. C'est pourquoi j'ai été si heureuse de voir dans la conclusion de M. Lapointe que Radio-Canada s'impose des normes journalistiques et une surveillance hors du commun, et je félicite la société d'État d'avoir reconnu son erreur.

Je suis particulièrement heureuse que le rédacteur en chef ait présenté des excuses. Je ne doute pas que ces normes seront maintenues et que notre radiodiffuseur national continuera de présenter aux Canadiens des nouvelles en temps opportun et des reportages précis, équilibrés et éthiques.

Aujourd'hui, les journalistes s'efforcent de présenter des nouvelles pratiquement en temps réel. Livrer le message est devenu une fin en soi. Les délais sont serrés dans un cycle de nouvelles de 24 heures, et même si la nécessité de sortir rapidement la nouvelle et en primeur impose de fortes pressions, l'intégrité journalistique doit toujours prévaloir. Cela est particulièrement vrai dans le cas de Radio- Canada, qui est financé par les contribuables. Au bout du compte, les journalistes ont une responsabilité essentielle dans notre système démocratique.