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Interpellation sur Les promesses du gouvernment

Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd'hui au sujet de l'interpellation du sénateur Cowan. Par où dois-je commencer? D'entrée de jeu, comme l'a fait remarquer le sénateur Finley, l'hypocrisie derrière l'objet de cette interpellation est grotesque. Après une décennie marquée de nombreux scandales, de mensonges et de promesses non tenues envers les Canadiens, le Parti libéral semble devenir de plus en plus geignard après cinq ans dans l'opposition.

L'ego du parti qui s'autoproclame le « parti naturel du pouvoir » au Canada en a apparemment pris un dur coup. Cette interpellation fait penser à un enfant gâté qui pique une crise après avoir perdu son jouet favori. En l'occurrence, le jouet perdu, c'est le pouvoir, et l'enfant gâté, c'est le Parti libéral.

Au lieu de s'interroger sérieusement sur les raisons pour lesquelles il a sombré dans la déliquescence et la confusion, le Parti libéral se livre à des attaques mesquines au Sénat. Il est ironique qu'un parti qui a résisté si longtemps à toutes les tentatives pour réformer le Sénat soit celui qui cause le plus de tort à sa réputation. Les sénateurs ont comme mandat d'étudier les mesures législatives proposées et les enjeux touchant les Canadiens, et non de se livrer à des attaques politiques flagrantes sous le couvert des travaux du Sénat.

Cela les arrange peut-être de tenir le premier ministre Harper responsable de tous leurs problèmes, mais cela ne changera rien au fait qu'ils n'ont pas de positions politiques solides, que leur leadership est faible et leurs campagnes de financement pathétiques. Peut-être que durant toutes ces années où ils ont abusé du pouvoir, les libéraux ont perdu le contact avec les travailleurs canadiens moyens qui en ont eu assez des scandales et de l'arrogance, et qui se sont lassés des messages vagues. Honorables sénateurs, le gouvernement a promis de protéger et de consolider l'économie canadienne. Il s'est engagé à tenir cette promesse et nous l'avons tenue.

Honorables sénateurs, quoi qu'en disent mes collègues d'en face, le Plan d'action économique du Canada a soutenu le Canada et ses citoyens durant la récession mondiale. Il a servi de tremplin à la reprise économique, au progrès et à la croissance. Grâce à ce plan et à la bonne gestion financière du gouvernement, le Canada est un modèle international de gestion budgétaire à suivre. À preuve, l'Association des comptables généraux accrédités du Canada a déclaré que le Plan d'action économique fournit les outils nécessaires à la relance de l'économie et à la création d'emplois.

De plus, le Fonds monétaire international a déclaré que le Canada est le pays du G7 qui a la position financière la plus solide.

Je pourrais parler toute la journée des réussites du Plan d'action économique. Faute de temps, je soulignerai du moins les efforts extraordinaires déployés par le gouvernement pour intervenir sur-le- champ et de manière décisive afin de protéger les emplois et d'aider les Canadiens les plus durement touchés par la récession mondiale.

Le Plan d'action économique du Canada a aidé directement les chômeurs par divers moyens, notamment en modifiant l'assurance- emploi. Cependant, permettez-moi d'évoquer les jours sombres de l'assurance-emploi à l'époque où les libéraux étaient au pouvoir. Il est bien connu que les libéraux utilisaient les cotisations d'assurance- emploi payées par les travailleurs et les entreprises comme caisse politique occulte. Ils ont puisé dans le fonds de l'assurance-emploi et l'ont dépouillé de près de 60 milliards de dollars sans sourciller. Le professeur Thomas Courchene, de l'Université Queen's, a rédigé un article sur les libéraux dans l'édition d'avril 2010 d'Options politiques :

[...] a détourné de 5 à 6 milliards de dollars par année du surplus du fonds de l'assurance-emploi [...] Le surplus cumulatif du fonds de l'assurance-emploi que les libéraux ont versé dans le Trésor s'élevait à la somme faramineuse de 60 milliards de dollars.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante a déclaré en 2000 qu'elle en avait assez que la caisse de l'assurance-emploi serve secrètement à financer d'autres initiatives.

C'est un gouvernement conservateur provincial, un gouvernement dont faisait partie le sénateur Runciman, qui a signalé à tous que les libéraux, même s'ils donnaient l'impression d'avoir rétabli l'équilibre budgétaire, avaient en fait vidé la caisse de l'assurance- emploi en s'adonnant à des tours de passe-passe comptables.

Honorables sénateurs, les libéraux ont vidé la caisse et ils ont équilibré le budget au détriment des travailleurs du Canada et des provinces. C'est grâce à un gouvernement conservateur que l'ingérence politique a été éliminée de la Loi sur l'assurance- emploi pour que les futurs gouvernements ne puissent plus refaire la même chose. C'est très noble.

Laissons maintenant de côté les méfaits passés du Parti libéral et considérons plutôt la promesse qu'a faite le gouvernement conservateur de protéger l'économie et les gens qui ont été le plus touchés par la récession mondiale. Comme je l'ai dit à maintes reprises, la priorité du gouvernement, c'est l'économie, et cette priorité restera la même. Contrairement aux sénateurs d'en face, quand il faut agir, les conservateurs répondent rapidement et sans hésiter aux problèmes qui se posent. Hélas, les libéraux n'agissent pas de la même façon lorsqu'il est question, par exemple, des nouveaux avions chasseurs dont nous avons grand besoin. Cette attitude correspond peut-être, toutefois, à la décennie noire qu'ont connue les militaires la dernière fois que les libéraux étaient au pouvoir. On n'a qu'à penser aux Sea Kings. Mais je m'écarte du sujet.

Finalement, la première phase du Plan d'action économique du Canada incluait 8,3 milliards de dollars sur deux ans pour soutenir la création d'emplois et protéger et aider les sans-emploi. En raison du fort leadership du premier ministre Harper, cette décision et cette intervention rapide ont permis à l'économie du Canada de récupérer pratiquement tous les emplois perdus pendant cette période tumultueuse. Ce que je veux dire, c'est que lorsqu'il a fallu intervenir énergiquement dans l'économie, le gouvernement l'a fait.

Le gouvernement a accordé cinq semaines supplémentaires de prestations d'assurance-emploi à plus d'un million de chômeurs.

Le gouvernement a permis à 164 000 travailleurs de longue date de toucher jusqu'à 20 semaines additionnelles de prestations. En outre, plus de 14 000 de ces sans-emploi ont obtenu une aide additionnelle et une formation à long terme par l'intermédiaire du programme d'aide à la formation professionnelle.

Le gouvernement a offert, par le programme d'assurance-emploi, des possibilités de formation à tous les travailleurs canadiens et il a offert aux provinces et aux territoires la possibilité d'offrir du développement professionnel et un soutien à plus de 200 000 Canadiens chaque année pour faire entrer le Canada dans l'économie du savoir. Même ceux qui n'étaient pas admissibles à des prestations d'assurance-emploi ont pu obtenir une formation et des cours de perfectionnement professionnel grâce au Fonds de transition et de formation stratégique.

Le gouvernement a dégagé des fonds pour des programmes de stages pour les jeunes, ce qui les aide à acquérir une expérience professionnelle et des compétences.

Le gouvernement a offert plus de possibilités aux Autochtones canadiens en prévoyant 80 millions de dollars sur deux ans en fonds additionnels pour le programme Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones et 75 millions de dollars sur deux ans pour le Fonds d'investissement stratégique pour les compétences et la formation des Autochtones.

Le gouvernement a prolongé la durée des accords de travail partagé de 14 semaines, pour atteindre un maximum de 52 semaines et a accru l'accès à ces accords en assouplissant les critères d'admissibilité. L'initiative a permis d'aider plus de 35 000 Canadiens en décembre dernier seulement.

C'est le gouvernement conservateur qui a alloué 40 millions de dollars en argent frais à une initiative destinée aux travailleurs âgés. Cette initiative a permis à plus de 9 900 travailleurs âgés sans emploi d'obtenir le soutien spécialisé dont ils avaient besoin pour s'adapter à de nouveaux emplois.

C'est le gouvernement conservateur qui s'est engagé à encourager l'apprentissage de métiers spécialisés et la formation en entreprise en investissant 80 millions de dollars dans la nouvelle Subvention à l'achèvement de la formation d'apprenti. Cela a permis d'aider 38 000 nouveaux Canadiens.

Ces réalisations montrent clairement que le gouvernement conservateur a tenu sa promesse d'aider les chômeurs et de protéger l'économie canadienne. Je suis fière de faire partie d'un gouvernement qui est conscient que la population active a évolué comparativement à la situation que la plupart d'entre nous ont vécue. Elle est aussi très certainement complètement différente de ce qu'elle était à l'époque de nos parents. Aujourd'hui, la main- d'œuvre au Canada est très différente : elle est plus éduquée, plus compétente, plus raffinée et plus exigeante, non seulement à l'endroit de son employeur, mais aussi de son gouvernement. Nous avons fait tout ce qui était possible de faire pour faciliter cette transition.

Grâce au Plan d'action économique du Canada, nous avons réussi à créer plus de 460 000 emplois depuis juillet 2009. Près de 85 p. 100 de ces emplois sont à temps plein et presque 90 p. 100 sont des emplois de qualité dans des secteurs à rémunération élevée. Qui plus est, notre économie est en croissance depuis les cinq derniers trimestres. Cependant, la reprise demeure fragile et c'est pourquoi nous sommes résolus à poursuivre la mise en œuvre de notre plan de création d'emplois et de réduction des impôts, qui profitera à tous les Canadiens.

Cette croissance montre de nouveau que le Plan d'action économique du Canada donne de bons résultats, ce que, semble-t- il, le Parti libéral a du mal à accepter. Ce refus de leur part de voir la réalité les a poussés à faire cette interpellation mesquine. Cependant, leurs enfantillages n'ont aucune importance.

Ce qui est important et encourageant, c'est de constater que l'économie canadienne est sur la bonne voie. Je ne puis m'empêcher de féliciter le gouvernement de cette grande réussite.

Honorables sénateurs, le gouvernement conservateur, sous la direction du premier ministre Harper, a tenu la promesse qu'il avait faite devant la population canadienne d'assurer la vigueur de l'économie et de maintenir les emplois existants. C'est un honneur aujourd'hui de prendre la parole afin d'attirer l'attention sur cette réalisation remarquable.