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Bataille de Passchendaele

Honorables sénateurs, il y a 93 ans aujourd'hui, plus précisément le 6 novembre 1917, le Corps canadien, sous le commandement du lieutenant-général sir Arthur Currie, a pris Passchendaele. Après avoir remporté un grand succès à la crête de Vimy et à la Côte 70, les Canadiens étaient considérés comme le meilleur corps d'infanterie pour prendre cette localité belge. Par surcroît, la prise de Passchendaele ouvrirait tout le Nord de la Belgique aux Alliés et leur permettrait de gagner du terrain et de capturer les bases de sous-marins allemandes.

Les Alliés avaient subi des pertes extrêmement lourdes et ils n'avaient pas atteint leurs objectifs; ils n'avaient avancé que de quelques kilomètres et le champ de bataille était un véritable bourbier. Currie hésitait à faire participer les Canadiens et avait prédit des pertes de 16 000 hommes. Le Corps canadien a pratiqué sa stratégie d'assaut. Les soldats avanceraient par vagues successives vers le premier objectif, soit la ligne rouge, puis vers le deuxième, la ligne bleue, et, enfin, vers le troisième, la ligne verte.

Quand le barrage d'artillerie des Alliés a commencé, à 5 h 40 le 26 octobre, on a rapporté qu'on avait entendu le bruit jusqu'à Londres. Lors de la bataille de 14 jours, plus de 1,4 million d'obus ont été tirés par le Corps canadien. Peu après le début du barrage, 20 000 Canadiens ont commencé à avancer vers la ligne rouge dans la pluie battante. Le major Robert Massie a écrit ceci :

Ils étaient sortis depuis à peine plus de dix minutes et, déjà, ils étaient trempés et couverts de boue, de la tête aux pieds.

Les Canadiens ont été en mesure d'atteindre la ligne rouge et de la tenir. Le 30 octobre, ils ont commencé à avancer vers la ligne bleue. Ils ont rapidement atteint leur objectif, mais ils ont dû se battre farouchement pendant plusieurs jours pour maintenir leurs gains. Lorsque les renforts sont finalement arrivés, 80 p. 100 des effectifs des 3e et 4e divisions étaient devenus des victimes.

À 6 heures le 6 novembre, le Corps canadien a commencé à avancer vers la ligne verte afin de capturer Passchendaele. À la fin de la journée, les Alliés avaient pris le contrôle de ce qui restait de Passchendaele.

Ce fut une victoire coûteuse. Comme le lieutenant-général Currie l'avait prédit, 15 654 Canadiens perdirent leur vie dans la bataille. On ne retrouva jamais les corps de 1 000 soldats canadiens, enfouis à tout jamais dans la boue.

Le général sir David Watson a affirmé ceci :

Ce n'est guère surprenant que les Canadiens aient acquis à ce moment-là la réputation d'être les meilleures troupes de choc des armées alliées. [...] la supériorité des Canadiens avait été incontestablement démontrée.

Aujourd'hui, comme à l'époque, les membres de nos forces armées sont les meilleurs au monde.

Veuillez vous joindre à moi pour vous souvenir du grand courage dont ces personnes ont fait preuve il y a 93 ans et du grand courage dont font preuve nos forces armées en Afghanistan.