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L'Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis - Le vingt-cinquième anniversaire

Il y aura 25 ans dimanche prochain, le premier ministre Brian Mulroney a déclaré à la Chambre des communes : « […] j’ai parlé aujourd’hui au président des États-Unis pour exprimer l’intérêt du Canada dans la conclusion d’un accord commercial entre nos deux pays. »

Cette déclaration, bien que simple et brève, a fini par avoir un retentissement profond et durable sur la vie de tous les Canadiens. À la fin de 1988, les négociateurs des deux pays ont conclu l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, les Canadiens ont tenu des élections fédérales historiques pour valider cet accord et le Parlement a adopté un projet de loi qui le ratifiait.

L’accord a marqué un tournant dans le progrès économique de notre pays. Michael Kergin, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis, a parfaitement résumé son profond retentissement en disant que le Canada et les États-Unis n’ont pas d’échanges commerciaux, ils font des choses ensemble.

Pourtant, à l’époque, les opposants ont critiqué avec une extrême véhémence tant l’accord de libre-échange que le premier ministre lui-même. L’adversaire le plus acharné était le chef de l’opposition, qui a accusé le premier ministre de céder la souveraineté et l’indépendance de notre pays pour en faire une simple colonie des États-Unis.

Au lieu de provoquer l’apocalypse, l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis a amené notre pays à signer des accords avec d’autres partenaires et à nouer de solides relations commerciales qui ont eu pour effet de stimuler notre croissance économique, d’accroître notre prospérité et de porter le niveau de vie et la qualité de vie des Canadiens à des sommets inégalés.

Honorables collègues, je n’irai pas jusqu’à dire que le libre-échange est sans inconvénient. Mais ses avantages sont tellement visibles et généralisés que les enjeux qui ont déjà divisé le pays font maintenant partie du consensus économique et politique. Résultat, presque tous les Canadiens sont devenus des partisans du libre-échange. En fait, certains des politiciens qui auraient voulu déchirer le document à l’époque comptent maintenant parmi les plus ardents défenseurs du libre-échange.

La volte-face radicale de ces gens qui ont enfin vu la lumière s’est opérée grâce à la multitude d’entreprises, d’entrepreneurs et de travailleurs canadiens qui ont tiré parti du libre-échange pour prospérer sur la scène internationale. Et grâce à l’homme qui a eu la clairvoyance et le courage politique voulus pour nous lancer dans cette voie il y a 25 ans par une déclaration simple et brève.