Ce site est conçu pour les fureteurs compatibles avec les normes web. Il demeure tout de même fonctionnel avec les autres fureteurs.

Accéder au contenu

La bataille de la Somme - Le quatre-vingt-quatorzième anniversaire

Honorables sénateurs, dans trois jours, ce sera le 1er juillet, la Fête du Canada.

Dans tout le pays, des hommes, des femmes et des enfants passeront cette belle journée en compagnie de leur famille, de leurs amis et de leurs voisins, à célébrer l'anniversaire de la Confédération et à honorer les valeurs canadiennes : liberté, égalité, équité, justice et démocratie.

Cependant, pour des générations d'hommes et de femmes de Terre-Neuve-et-Labrador, non seulement le 1er juillet est-il jour de célébration, mais il a été et continue d'être un jour de douleur, de peine et de souvenir solennel.

C'est un jour du Souvenir.

À cette date, il y a 94 ans, a commencé l'une des batailles les plus mortelles de l'histoire des conflits humains : la bataille de la Somme.

Tôt le matin du 1er juillet, près du village français appelé Beaumont-Hamel, les hommes — en fait, les garçons — du Régiment de Terre- Neuve se sont avancés.

Le plan de bataille des Terre-Neuviens était tragiquement simple. Selon les mots de l'historien Tim Cook :

 

Des lignes d'hommes, marchant presque épaule contre épaule, avançaient pour occuper les ruines fumantes des tranchées ennemies après qu'un tir massif d'artillerie eut d'abord détruit toute résistance.

C'était ce qui était prévu. L'histoire a donné un résultat différent. Moins de 20 minutes après avoir quitté la tranchée du chemin Saint- Jean, pratiquement tous les hommes du régiment étaient morts, mourants ou blessés. Des 780 hommes qui ont traversé un champ sans protection et sans soutien sous une pluie de balles, seulement 68 ont répondu à l'appel le lendemain.

[Français]

La bataille de la Somme a continué de faire rage, futilement, pendant cinq mois de plus, dévorant des centaines de milliers de jeunes.

Néanmoins, Terre-Neuve ne se remettra jamais du matin du 1er juillet 1916.

Les pertes humaines catastrophiques causées par cette horrible bataille et d'autres qui ont eu lieu au cours des deux années suivantes ont modifié à jamais l'avenir de cette fière colonie.

Les pertes personnelles ont été encore plus dévastatrices. À peu près aucune famille de l'île n'a été épargnée. Selon les mots de l'écrivain David Macfarlane :

Le plus grand changement apporté par la guerre a été de ceux qu'on ne peut quantifier. C'était l'absence [...] Les meilleurs étaient partis [...] Les fiancées ont attendu leur retour en vain.
Leurs lettres sont restées sans réponse.
Leurs engagements n'ont jamais été concrétisés.
Leurs plans sont restés à l'état d'ébauche.
Leurs phrases sont restées en suspens.