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Le jour du Souvenir

Honorables sénateurs, le 11 novembre, j'ai eu l'honneur de représenter le ministre des Anciens Combattants, Greg Thompson, aux cérémonies du jour du Souvenir tenues à la bourse de Toronto et à Queen's Park.

En contemplant la foule assemblée au cénotaphe de Queen's Park, je me suis rendu compte que ma génération était une génération qui avait eu de la chance. Nous n'avons pas eu à traverser la Grande Crise ni les deux guerres mondiales, mais les histoires racontées à la table familiale ont établi un lien direct entre moi et ces événements historiques, comme c'est le cas pour bien d'autres personnes.

Que ce soit mon grand-père, pilote dans le Royal Flying Corps, en 1915, qui me racontait l'important rôle joué par les tireurs d'élite des Premières nations dans les tranchées, ou les récits de mon père, jeune lieutenant sur une corvette qui chassait les sous-marins allemands dans l'Atlantique Nord, ces histoires racontées lors des repas familiaux ont consolidé pour moi les concepts d'héroïsme, d'altruisme, d'amour du pays et l'importance de se battre pour sa liberté.

Qu'en sera-t-il des futures générations quand nous n'aurons plus de témoins vivants de ces grands événements du XXe siècle? Seulement quatre provinces canadiennes sur 10 enseignent l'histoire du Canada dans les écoles secondaires.

Si vous n'avez jamais entendu parler du premier établissement de Champlain à Port-Royal en 1605, si vous ne savez pas qui a parlé des « quelques arpents de neige » à la fin de la guerre de Sept Ans, si vous ne savez pas pourquoi les noms de James Wolfe et du marquis de Montcalm ont été unis à jamais le 13 septembre 1759, si vous ne comprenez pas le compromis atteint à grand-peine par notre premier ministre John A. Macdonald avec les Pères de la Confédération en 1867 ou le courage et l'endurance qu'il a fallu pour ouvrir l'Ouest, si vous ne savez pas que c'est en 1881 que le dernier clou de la voie ferrée du Canadien Pacifique qui a uni à jamais l'Atlantique au Pacifique en 1881 a été enfoncé, comment pouvez-vous apprécier et chérir notre démocratie?

Si on n'enseigne pas aux jeunes Canadiens l'histoire de ce magnifique pays, seront-ils prêts à nous défendre, à protéger « nos foyers et nos droits », à protéger notre mode de vie, nos valeurs communes de liberté, de démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit? Comment pourrons-nous garder le souvenir vivant? Comment pourrons-nous nous souvenir de cette histoire faite de fierté et de courage si elle n'est pas enseignée dans les écoles de toutes les provinces et des territoires? N'oublions jamais.