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La Déclaration canadienne des droits

Honorables sénateurs, bien des Canadiens comprennent mal la vie et l'héritage du très honorable John Diefenbaker. Il a été le plus grand défenseur des droits fondamentaux des Canadiens. Il y a eu 52 ans dimanche dernier qu'il a exprimé le plus clairement son engagement à protéger ces droits.

Le 25 avril 1958, dans un discours prononcé devant le Congrès du travail du Canada, le premier ministre Diefenbaker a promis de faire adopter une mesure législative qui définirait et inscrirait les droits des Canadiens dans les lois de notre pays. M. Diefenbaker a tenu cette promesse deux ans plus tard, lorsque le Parlement a promulgué la Déclaration canadienne des droits.

L'essence de la Déclaration des droits est bien rendue dans cet engagement que M. Diefenbaker a pris envers tous les Canadiens :

Je suis Canadien, un Canadien libre, libre de m'exprimer sans crainte, libre de servir Dieu comme je l'entends, libre d'appuyer les idées qui me semblent justes, libre de m'opposer à ce qui me semble injuste, libre de choisir les dirigeants de mon pays. Ce patrimoine de liberté, je m'engage à le sauvegarder pour moi-même et pour toute l'humanité.

Cela semble évident aujourd'hui, et pourtant, dans le Canada des années 1950, la Déclaration des droits était une réalisation dénotant une prévoyance remarquable de la part d'un gouvernement qui a voulu protéger les plus vulnérables, inclure les exclus et donner des chances à tous. M. Diefenbaker a posé des gestes importants comme nommer la première personne autochtone au Sénat et la première femme au Cabinet, mettre fin aux contingents discriminatoires en matière d'immigration, accorder le droit de vote aux Indiens inscrits et adopter une position ferme contre le racisme institutionnel en Afrique du Sud.

Les racines de l'engagement de M. Diefenbaker à l'égard de la justice remontent à l'époque où il était avocat de la défense en Saskatchewan. Beaucoup de ses clients étaient victimes d'abus de pouvoir.

Ce penchant pour la reconnaissance et le respect des droits universels a atteint son paroxysme au cours des premiers mois de la guerre froide, lorsqu'on a détenu 14 Canadiens pour leur faire subir des interrogatoires secrets. Imaginez une chambre étoilée ici, au Canada. Cet incident a poussé John Diefenbaker à lancer au Parlement le défi d'adopter une mesure législative pour protéger nos libertés fondamentales, défi que M. Diefenbaker a lui-même relevé plus tard en faisant adopter la Déclaration canadienne des droits.